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La Saint-Jean, la Fête nationale du Québec

Dans les rues des villes québécoises, de Montréal au Lac-Saint-Jean, en passant par Sherbrooke et Trois-Rivières, on célèbre la Saint-Jean avec une bière fraîche à la main, la musique plein les oreilles et l’ambiance festive des défilés et des spectacles qui animent les places publiques.

L’événement incontournable de la soirée demeure le grand spectacle annuel présenté sur les Plaines d’Abraham, à Québec. C’est sur cette scène qu’ont eu lieu des performances mémorables, comme celle de Céline Dion et de Ginette Reno lors d’une précédente édition. Cette année encore, la programmation est impressionnante, avec des artistes tels qu’Alaclair Ensemble, Marie-Pierre Arthur, Mélissa Bédard, Gab Bouchard, Daniel Boucher, Lou-Adriane Cassidy, Claude Dubois, Pier-Luc Funk, Marie-Mai, Mia Tinayre, Marie Denise Pelletier, Sarahmée et Joseph Sarenhes.

La Fête nationale est avant tout une occasion de se rassembler en famille ou entre amis. On danse, on chante, on prend le temps de profiter les uns des autres et d’une journée de congé bien méritée. Si votre cercle social compte quelques “bleuets” — surnom donné aux habitants du Lac-Saint-Jean, région réputée pour l’abondance de ses bleuets sauvages — attendez-vous aussi à des discussions passionnées sur la politique québécoise. Pour ma part, je passais souvent cette journée au chalet d’un ami profondément souverainiste. Les feux de camp, les barbecues et les feux d’artifice étaient régulièrement ponctués de débats et de discours en faveur de l’indépendance du Québec.

Il est fatigant de parler de politique et des désaccords sur la direction que prend la culture, soit. Mais en cette journée particulière, il semble approprié de souligner la remarquable résilience de la Belle Province. Deux cent soixante-trois ans après la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne, le Québec demeure une société dynamique et profondément attachée à sa langue et à sa culture.

Pour ceux et celles qui, comme moi, possèdent un héritage francophone (le nom de famille de ma mère étant Hamel, tandis que Karčiš provient de mon côté paternel slovaque), cette fête est aussi l’occasion de célébrer un lien particulier avec cette culture. Bien que mes ancêtres aient quitté Montréal dans les années 1920, mon ancien propriétaire m’a un jour encouragée à me considérer comme Québécoise. Selon lui, je parlais bien français, je participais à la vie culturelle et je contribuais, à ma manière, à faire vivre cette identité. C’est peut-être ce qui caractérise le mieux les Québécois : leur ouverture et leur capacité à accueillir ceux qui choisissent de partager leur culture. Lorsque j’ai quitté mon dernier appartement pour retourner aux États-Unis, les derniers mots que mon ancien propriétaire m’a adressés avant de tourner cette page de ma vie ont été : “Tu es québécoise, tu es l’une des nôtres.”

Par Alex Bay Karčiš

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June 24th, Québec’s national day

In the city streets, from Montreal to Lac-Saint-Jean, by way of Sherbrooke and Trois-Rivières, Saint-Jean-Baptiste Day is celebrated with cold beers in hand, music sounding in the air, and a festive atmosphere created by parades and live concerts.

The event everyone wants to attend is in the capital, Quebec City, for a massive annual music concert on the Plains of Abraham. This is the same event where the unforgettable Saint-Jean performance by Céline Dion and Ginette Reno was etched into cultural memory. This year, the lineup hits hard with incredible talents like: Alaclair Ensemble, Marie-Pierre Arthur, Mélissa Bédard, Gab Bouchard, Daniel Boucher, Lou-Adriane Cassidy, Claude Dubois, Pier-Luc Funk, Marie-Mai, Mia Tinayre, Marie Denise Pelletier, Sarahmée, and Joseph Sarenhes.

The Fête nationale is, first and foremost, an opportunity to gather with family and friends. People dance, sing, and unwind, taking full advantage of the day off. My social circle included people from Lac-Saint-Jean, colloquially called bleuets (English: blueberries) not only because of the incredible abundance of wild blueberries you find there while hiking in the summer, but also because, driving around up there, you will see only blue Québec flags flying on houses, and not a single red Canadian one in sight! I could always count on my blueberry friends to do their familiar routine about why Québec needed to become its own country. Across the province on June 24, many campfires, barbecues, and fireworks serve as backdrops for similar speeches in favor of Quebec independence.

I find that talking about politics and culture wars is exhausting. But on this day, it is fitting to praise the remarkable resilience of the québécois nation, “a distinct nation within a united Canada” (by decree of Canada’s Parliament). Some 263 years after France slipped away from its Canadian territories, this living, vibrant society refuses to give up on the dream of continuing to live in French.

For people like me who have a French-Canadian heritage (my mother’s maiden name being Hamel; it’s my papa Karčiš who is Slovak), we are welcome to celebrate this day too. Even though my ancestors left Montréal in the 1900s, my old landlord encouraged me to identify as québécoise. He shared his view that I spoke French well, that I respected Quebec culture, and that I was an active participant in it. Quebecers are open and welcoming people; they don’t exclude anyone who tries to learn about them. As I was getting into my Volvo c30 turbo (RIP) to drive home to the US at the end of my undergrad studies, my old landlord spoke these last words to me to close that chapter of my life: « You are québécoise, you are one of us. »

Written By Alex Bay Karčiš

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